Le téléthon tue...

A quoi est destinée la collecte du Téléthon ?

Les dons vont d’abord servir à financer des publications scientifiques, voire la prise de brevets par quelques entreprises, puis à éliminer des embryons présentant certains gènes déficients.

Par respect pour les malades et leurs familles, il est important d'informer sur la vérité. Tout d’abord en quelques chiffres :
Le Téléthon a rapporté 1 600 000 000 d'euros entre 1987 et 2010, ainsi que 75 millions d'animaux morts dans la vivisection.
Plus de 119 millions d'euros (7.3%) ont été consacrés à ses frais de gestion.
Près de 175 millions d'euros (10.7%) aux seuls frais de collecte des dons.

Cette souffrance créée et non soulagée fait partie des aspects dénoncés par les associations de protection animale, qui soulignent l’inutilité de ces protocoles pour une maladie dont l’évolution sans traitement est bien connue.

Confinés dans des animaleries qui ressemblent à des bunkers, ils vivront sans voir la lumière du jour, dans des cages souvent situées en sous-sol, subissant des expériences quotidiennes avant d’être euthanasiés.

On entend souvent affirmer que l’expérimentation animale est indispensable. Des tests sur un “organisme entier” seraient nécessaires à la mise au point des médicaments. Or les animaux sont peut-être des organismes entiers, mais ils ne sont pas les organismes adéquats. L’anatomie, la physiologie et le métabolisme des animaux et des humains diffèrent considérablement.

À partir des résultats d’expérimentations effectuées sur des animaux, il n’est donc pas possible de prédire si un être humain réagira de façon identique ou de façon différente.
La plupart des maladies humaines n’affectant pas les animaux, on en simule les symptômes sur des “organismes modèles”. Ces symptômes provoqués de façon artificielle n’ont rien de commun avec les troubles chez l’être humain qu’ils sont censés simuler.
D'importants aspects des origines de ces troubles, comme les habitudes alimentaires, le style de vie, la consommation de drogues, la pollution et autres nuisances, le stress et les facteurs psychologiques et sociaux, ne sont pas pris en compte.
Les résultats d’études à base d’expérimentations sur des animaux sont donc trompeurs et inexploitables. En réalité, les recherches fondées sur l’expérimentation animale sont constamment vouées à l’échec.

Parmi les médicaments potentiels – qui paraissent efficaces et sans danger quand ils sont testés sur des animaux – 92 % échouent aux tests cliniques, soit parce qu’ils ne sont finalement pas assez efficaces, soit en raison d’effets secondaires indésirables.

Sur les 8 % de substances acceptées, la moitié seront par la suite retirées du marché une fois que des effets secondaires graves et souvent même létaux chez l’être humain seront devenus évidents. Dans une autre étude comparative, des chercheurs britanniques ont constaté que les résultats d’études menées à la fois sur des animaux et sur des humains étaient souvent très différents. D’après cette étude, les résultats des expérimentations pratiquées sur les animaux sont tellement peu fiables que leur extrapolation à l’être humain représente un réel danger pour le patient.

L’expérimentation animale y apparaît aussi comme un gaspillage des ressources financières consacrées à la recherche. L’expérimentation animale ne contribue en rien à la mise au point de nouvelles thérapies. L’industrie pharmaceutique n’y recourt que pour se couvrir au cas où un problème surviendrait avec un produit.

L’expérimentation animale est non seulement inutile mais aussi dangereuse et même néfaste. Elle suppose une sécurité qui en réalité n’existe pas, et les faux résultats qu’elle produit ne font qu’entraver le progrès de la médecine.

Les animaux sont des êtres sensibles qui souffrent. L’expérimentation animale n’est pas compatible avec une médecine et une science moralement justifiables.


Source : One Voice, Rue 89, Alter Info

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