Les élevages de lapin

06-action-lapin-1.jpg

 

Mercredi 27 mars 2013, place du Trocadéro: à l’appel de L214*, une centaine de personnes se sont mobilisées à Paris pour montrer ce qui est habituellement tenu à l'écart des regards. Des corps de lapins morts dans les bras, nous sommes venus témoigner de la violence inhérente à l'élevage pour secouer les consciences, pour rendre public le calvaire vécu chaque jour par des milliards d'êtres sensibles destinés à finir dans les assiettes.

 

Texte lu devant les passants: "Voyez ces lapins dans nos mains. Ils sont 100% traçables et 100% d’origine France. La quasi-totalité des élevages professionnels français ressemblent à ceux dont ils proviennent. Tous ces animaux y sont morts sans avoir vraiment vécu. Ils n’ont jamais vu le soleil, jamais senti le vent, jamais goûté un brin d’herbe, jamais couru ou bondi, jamais pu se blottir dans un abri rassurant. Chaque année, 40 millions de lapins comme eux sont tués dans des abattoirs garantis français et traçables. Ils naissent de lapines inséminées artificiellement, encore et encore, dix jours après chaque mise bas, jusqu’à épuisement total. Ces mères, sélectionnées pour être prolifiques, donnent naissance à plus de lapereaux qu’elles ne peuvent en nourrir. On élimine les petits en surnombre en leur fracassant la tête. Certains meurent sur le coup. Les autres agonisent dans la caisse où on les a jetés. Une fois sevrés, les lapins quittent les cages des mères pour être entassés dans d’autres cages. Ils sont plusieurs milliers dans un bâtiment. Autour d’eux, il n’y a que du grillage. Sous leurs pattes, encore du grillage. Au menu, des granulés et, souvent, des antibiotiques. Ils n’ont rien à faire de leurs journées, à part se blesser sur les grilles, devenir fous, et s’agresser les uns les autres. Leur unique sortie a lieu à l’âge de 73 jours. On les fourre alors dans des caisses, et on les conduit à l’abattoir, où ils seront égorgés. Pendant la période d’élevage, les plus solides résistent tant bien que mal. D’autres survivent dans une douleur permanente, à cause des blessures, des plaies nécrosées, des yeux infectés, des problèmes respiratoires ou digestifs. Beaucoup meurent avant le terme fixé, comme ceux qui sont ici. Un atelier d’élevage de lapins, c’est des rangées de cages métalliques et un ou plusieurs bacs remplis de cadavres. Car, sur 100 lapereaux nés vivants, 20 meurent avant l’âge d’abattage. 

Le sort de la plupart des animaux d’élevage est aussi cruel que celui des lapins. Ce sont d’innombrables vies qui sont dévastées comme les leurs. En France, chaque année, on envoie un milliard de poulets, dindes, cochons, bovins, moutons, et autres animaux, se faire exécuter à la chaîne dans les abattoirs. Des milliards de poissons sont tirés de l’eau et asphyxiés pour la consommation. […]
Les animaux sont des êtres sensibles. Leur sort est entre vos mains.
Ouvrons les yeux sur les élevages, la pêche et les abattoirs."

 

Pétition à signer : http://www.l214.com/lapins/petition/signer

 

 

 

Source : http://www.charliehebdo.fr/news/mort-dans-les-bras-origine-francaise-800.html

*L214 : L214 Éthique & Animaux est une association loi 1901 centrée sur les animaux utilisés dans la consommation alimentaire (viande, lait, œufs, poisson), s'intéressant à leurs conditions d'élevage, de transport, de pêche et d'abattage.

http://www.l214.com/

Date de dernière mise à jour : 06/04/2013

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×